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    1. Pathologies Respiratoires
    2. La Bronchiolite

    Bronchiolite du nourrisson : comprendre la maladie et le rôle de la kinésithérapie respiratoire

    Be Better | Etterbeek | Bruxelles

    La bronchiolite impressionne souvent les parents, mais elle évolue le plus souvent favorablement avec des mesures simples, une surveillance attentive et une bonne hydratation.

    1. ​Qu'est-ce que la bronchiolite ?2. Pourquoi un bébé atteint de bronchiolite respire-t-il difficilement ?3. Que se passe-t-il dans les bronchioles lors d'une bronchiolite ?4. Pourquoi la bronchiolite provoque-t-elle autant de mucus ?5. Pourquoi la bronchiolite perturbe-t-elle l'alimentation et le sommeil ?6. Quel est le rôle de la kinésithérapie respiratoire ?7. Comment se déroule une séance de kinésithérapie respiratoire chez un nourrisson ?8. Quels bénéfices peut-on attendre ? Notre prise en charge chez Be BetterA RetenirBibliographie

    1. ​Qu'est-ce que la bronchiolite ?


    ​La bronchiolite est une infection respiratoire aiguë des petites bronches (les bronchioles) qui touche principalement les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans. Elle est hautement contagieuse et se manifeste le plus souvent sous forme d'épidémies hivernales.    

    ​Voici l'essentiel à retenir sur cette maladie :

    • L'origine : Elle est causée par un virus, le plus souvent le Virus Respiratory Syncytial (VRS).
    • Le mécanisme : Le virus provoque une inflammation des parois des bronchioles. Les parois enflent et produisent un mucus épais qui obstrue ces petits canaux, rendant le passage de l'air difficile. 
    • Les symptômes : Elle commence généralement par un simple rhume et une légère toux. Rapidement, la toux s'intensifie et s'accompagne d'une respiration sifflante, rapide et difficile (gêne respiratoire). 
    • L'évolution : La maladie est impressionnante mais le plus souvent bénigne. Elle guérit spontanément en une à deux semaines. Une surveillance médicale reste indispensable pour s'assurer que l'enfant s'alimente et respire correctement. 

    2. Pourquoi un bébé atteint de bronchiolite respire-t-il difficilement ?


    ​Les nourrissons ont du mal à respirer pendant une bronchiolite, et ça s'explique par une fragilité naturelle de leur anatomie, qui se combine aux dégâts directs du virus. Contrairement aux adultes, le système respiratoire d’un bébé a des particularités qui transforment une petite gêne en vrai problème. Voici pourquoi cette détresse respiratoire se produit :

    1. Des bronchioles toutes petites

    ​Les bronchioles d’un nourrisson sont vraiment minuscules, à peine un ou deux millimètres de diamètre. Quand le virus (souvent le VRS) attaque ces conduits, leurs parois gonflent (c'est l'œdème). D'après la loi de Poiseuille en physique, si le diamètre d’un tuyau diminue de moitié, la résistance au passage de l’air est multipliée par 16. Résultat : le bébé doit fournir un effort énorme pour faire passer l’air dans des voies devenues microscopiques.

    💡 Imaginez d'essayer de respirer à travers une paille.

    Si cette paille devient deux fois plus étroite, souffler demande beaucoup plus d'efforts. C'est exactement ce qui se passe dans les bronchioles d'un nourrisson atteint de bronchiolite.

    2. Un mucus épais qui s'accumule

    ​Pour se défendre, les poumons du bébé produisent beaucoup de mucus. Mais les petits cils qui tapissent normalement les bronches et aident à évacuer les saletés sont détruits par le virus. Du coup, ce mucus très épais s'entasse et forme de véritables bouchons dans les bronchioles. L'air reste coincé à l'expiration, un peu comme dans les obstructions qu'on voit chez les adultes.

    3. Une respiration uniquement par le nez
     
    ​Jusqu’à 4 ou 6 mois, un nourrisson ne peut pas respirer par la bouche au repos : sa langue et son palais bloquent ce passage. Et comme la bronchiolite s’accompagne toujours d’un rhume, si son nez est bouché, sa seule entrée d’air est condamnée. Ça aggrave tout de suite la sensation d'étouffement et fatigue ses muscles respiratoires.

    4. Une cage thoracique trop molle
     
    ​Les côtes d’un bébé sont en cartilage très souple, et elles sont horizontales. Quand ses bronches sont bouchées, il doit contracter ses muscles de toutes ses forces pour aspirer l’air. Mais comme sa cage thoracique est trop flexible, elle s’affaisse vers l’intérieur au lieu de rester rigide. C'est ce qu'on appelle le tirage : la peau se creuse entre les côtes, sous le sternum ou au-dessus des clavicules. Cette déformation rend chaque inspiration moins efficace.

    5. Une fatigue musculaire rapide
     
    ​Le diaphragme du bébé est horizontal et ses fibres musculaires s'épuisent vite (peu de fibres lentes de type I). Face à des bronches obstruées, il doit bosser à un rythme très élevé : la fréquence respiratoire normale d’un nourrisson est déjà de 30 à 40 par minute, et elle peut monter à plus de 60 quand il est malade. Ce surmenage épuise vite ses réserves d’énergie, ce qui peut mener à de l'apnée.

    Les bronchioles d'un nourrisson sont extrêmement fines.

    Lorsqu'elles s'enflamment et se remplissent de mucus, le passage de l'air devient très difficile.

    C'est cette obstruction qui explique la respiration rapide, le tirage et l'essoufflement observés chez les bébés atteints de bronchiolite.

    Votre bébé présente une respiration rapide ou semble lutter pour respirer ? Notre équipe peut réaliser un bilan respiratoire et vous orienter si une consultation médicale est nécessaire.  Prendre rendre-vous avec Andrei MIHAI  


    3. Que se passe-t-il dans les bronchioles lors d'une bronchiolite ?


    ​Au niveau microscopique, l'infection par le virus (le plus souvent le Virus Respiratory Syncytial ou VRS) transforme temporairement les bronchioles en conduits totalement obstrués et inefficaces. Voici l'enchaînement des événements cellulaires et tissulaires qui se produisent à l'intérieur de ces petites bronches :

    1. L'invasion et la destruction des cellules (Nécrose épithéliale)

    • L'attaque virale : Le virus pénètre dans les cellules de l'épithélium, c'est-à-dire la "peau" interne qui tapisse les bronchioles.
    • La mort cellulaire : Le virus se réplique à l'intérieur de ces cellules et finit par les détruire. Ces débris de cellules mortes se détachent de la paroi et tombent directement à l'intérieur du conduit de la bronche, formant des résidus solides au milieu du passage de l'air.

    2. Le gonflement de la paroi (Œdème)

    • La réaction inflammatoire : Pour combattre l'infection, le système immunitaire déclenche une inflammation locale massive. Les vaisseaux sanguins autour des bronchioles se dilatent et laissent filtrer du liquide.   
    • Le rétrécissement : La paroi interne de la bronche gonfle vers l'intérieur (c'est l'œdème). Comme ces tuyaux sont déjà minuscules chez le nourrisson, ce gonflement réduit drastiquement l'espace disponible pour l'air.   

    3. L'engluement par le mucus et l'effet "bouchon"

    • L'hypersécrétion : L'inflammation stimule les cellules productrices de mucus, qui sécrètent des fluides en grande quantité pour tenter de piéger le virus.
    • Le piège mécanique : Les débris de cellules mortes et le mucus épais se mélangent. Cela forme des bouchons denses et collants à l'intérieur des bronchioles.
    • La paralysie des cils : Normalement, des cils microscopiques oscillent pour faire remonter le mucus vers la gorge. Le virus détruit ces cils, empêchant totalement l'évacuation naturelle de ce mélange encombrant.

    Imaginez une canalisation remplie de feuilles mortes.

    L'eau passe encore un peu. Mais beaucoup moins facilement. Les bronchioles du bébé fonctionnent de la même manière lorsqu'elles sont remplies de mucus.

    Les cils des bronches fonctionnent comme un tapis roulant.

    Normalement ils remontent naturellement le mucus. Le virus les détruit temporairement. Le mucus reste alors bloqué.

    4. Le piégeage de l'air et l'atélectasie

    • À l'inspiration : Lorsque le bébé inspire, ses bronches s'élargissent naturellement sous l'effet de la pression. Un tout petit peu d'air réussit à passer malgré le bouchon.
    • À l'expiration : Lors du rejet de l'air, les bronches se rétrécissent. Les bouchons de mucus agissent alors comme des clapets anti-retour : ils se ferment complètement. L'air reste piégé au fond des poumons (hyperinflation localisée).     
    • L'atélectasie : Si le bouchon obstrue totalement et définitivement la bronchiole, l'air emprisonné derrière finit par être réabsorbé par le sang. La partie du poumon concernée se dégonfle complètement et s'affaisse comme un ballon dégonflé. C'est ce qu'on appelle une atélectasie, privant temporairement cette zone de toute participation à la respiration.    

    4. Pourquoi la bronchiolite provoque-t-elle autant de mucus ?


    ​Voilà pourquoi les bébés sont tellement encombrés quand ils attrapent une bronchiolite. C'est un vrai spectacle, et pas beau à voir. En fait, leur corps et leur système immunitaire ne sont pas encore assez matures pour faire face au virus comme il faut. Ils fabriquent des tonnes de sécrétions, mais ils n'ont tout simplement pas les moyens de s'en débarrasser.

    ​Voici les raisons scientifiques de ce gros bazar :

    1. Ils produisent naturellement beaucoup plus de mucus

    ​D'abord, leur système respiratoire est encore en construction. Pour se défendre contre les virus et la poussière, leurs tissus sont remplis de cellules qui fabriquent du mucus. C'est une sorte de bouclier. Ensuite, quand le virus attaque les bronches, ces cellules s'affolent et produisent du mucus en quantité démesurée par rapport à la taille des poumons du bébé.

    2. Leur "tapis roulant" bronchique est en panne

    ​Normalement, nos bronches sont tapissées de petits cils microscopiques qui bougent sans arrêt, comme un tapis roulant, pour faire remonter le mucus vers la gorge. Mais le virus de la bronchiolite (le VRS) détruit ces cils. Du coup, plus de tapis roulant. Le mucus reste au fond des petites bronches, s'accumule par gravité et stagne.

    3. Leur toux est impuissante

    ​Pour expulser un mucus bien épais, il faut une toux puissante, avec un débit d'air rapide. Mais les muscles du ventre et du thorax d'un nourrisson sont trop faibles pour ça. Et en plus, son réflexe de toux est mal rodé. Il tousse par quintes épuisantes, mais ça ne suffit pas à décoller les bouchons de sécrétions coincés au fond de ses bronchioles.

    4. Ils ne savent ni se moucher ni cracher

    ​Un adulte, quand il est encombré, il se mouche, il crache ou il avale ses sécrétions. Le bébé, lui, il subit tout. Et cerise sur le gâteau, comme il ne sait pas se moucher, les sécrétions de son nez coulent dans l'arrière-gorge et descendent dans les poumons. Ça aggrave encore l'encombrement et rend la respiration encore plus difficile. Un vrai cercle vicieux.

    5. Pourquoi la bronchiolite perturbe-t-elle l'alimentation et le sommeil ?


    La bronchiolite perturbe l'alimentation et le sommeil du nourrisson en raison d'un conflit mécanique direct : un bébé ne peut pas respirer confortablement et manger ou dormir en même temps lorsque son nez et ses bronches sont bouchés. Voici les mécanismes physiques qui expliquent ce retentissement sur la vie quotidienne :

    1. L'impact sur l'alimentation : le piège de la succion

    • Le blocage nasal : Comme le nourrisson respire exclusivement par le nez avant 4 à 6 mois, il doit impérativement avoir les voies nasales libres pour téter.
    • Le conflit "boire ou respirer" : Lorsqu'il prend le sein ou le biberon, sa bouche est hermétiquement fermée par la succion. Si son nez est obstrué par le mucus, le bébé se retrouve en apnée dès qu'il essaie d'avaler.
    • Le fractionnement et le refus : Après quelques secondes de succion, l'enfant est obligé de lâcher brusquement la tétine pour reprendre son souffle en panique. Épuisé par ce combat mécanique et ayant avalé beaucoup d'air (ce qui remplit son estomac de gaz), il finit par s'énerver, refuse de s'alimenter et boit des quantités très insuffisantes.   

    2. L'impact sur le sommeil : l'impossibilité de récupérer

    • La position allongée aggrave l'encombrement : Lorsque le bébé est couché à plat dos, la gravité fait stagner les sécrétions nasales dans l'arrière-gorge et encombre davantage les bronches. Cela majore l'obstruction et déclenche des quintes de toux réflexes dès qu'il s'endort.   
    • La perte du tonus musculaire au repos : Pendant les phases de sommeil profond, les muscles se relâchent naturellement. Chez un bébé atteint de bronchiolite, ce relâchement réduit encore le diamètre des voies respiratoires déjà enflammées. Pour éviter de s'asphyxier, le cerveau du nourrisson déclenche des micro-réveils incessants dès qu'il s'enfonce dans le sommeil.  
    • L'hyper-vigilance liée à la lutte : Le travail respiratoire intense (fréquence respiratoire élevée, tirage) maintient le corps de l'enfant dans un état de stress physiologique et de fatigue constante, ce qui l'empêche de trouver un sommeil réparateur.

    6. Quel est le rôle de la kinésithérapie respiratoire ?


    Les recommandations actuelles ne préconisent plus les techniques de drainage bronchique systématiques lors d'un premier épisode de bronchiolite simple.

    En revanche, l'évaluation clinique, les conseils aux parents et le lavage de nez restent essentiels.

    ​Le rôle de la kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite du nourrisson a pas mal changé ces dernières années. Depuis les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), les fameuses techniques de « clapping » ou de vibrations ne sont plus préconisées pour un premier épisode de bronchiolite aiguë [HAS].

    ​Aujourd'hui, le kinésithérapeute est davantage un spécialiste de la surveillance, de l'accompagnement des parents et du bien-être de l'enfant. Voici ce qu'il fait concrètement :

    1. L'évaluation clinique et le tri (le cœur du métier)

    ​À chaque séance, il écoute le bébé, regarde comment il respire : il mesure la fréquence respiratoire, vérifie s'il y a des creux sous les côtes (le tirage) et surveille la coloration de la peau. Il suit aussi l'état général : est-ce que le bébé mange correctement ? Dort-il bien ? Et surtout, il assure la sécurité : si le petit présente des signes de détresse ou d'épuisement, il renvoie directement la famille chez le médecin ou aux urgences.

    2. Apprendre aux parents à gérer la maladie à la maison

    ​Le geste le plus utile ? Le lavage de nez. Le kiné montre aux parents comment bien faire la désobstruction rhinopharyngée (DRP) avec du sérum physiologique, surtout avant les repas et le coucher. Il leur apprend aussi à repérer les signes d'alerte : le thorax qui se creuse, les ailes du nez qui battent. 

    3. Les techniques de désencombrement (uniquement quand c'est vraiment nécessaire)

    ​Il existe une technique manuelle douce appelée l'Augmentation du Flux Expiratoire (AFE). Le kiné accompagne l'expiration du bébé en appuyant légèrement sur son thorax pour aider les glaires à remonter vers la bouche. Cette technique n'est plus recommandée systématiquement pour un premier épisode de bronchiolite bénigne chez un nourrisson sans problème de santé particulier. Elle peut encore être proposée au cas par cas, surtout pour les enfants qui ont d'autres pathologies (cardiaques, neuromusculaires) ou un encombrement bronchique vraiment important qui ne passe pas. 

    ​Aujourd'hui, la majorité des traitements des bronchiolites se font via du drainage autogène. Cela consiste à appliquer une pression constante autour du thorax du bébé. Toutes les 3 à 4 respirations, les mains du kinésithérapeute vont se resserrer à l'expiration. Ainsi, lors de la prochaine inspiration du bébé, le thorax va se "heurter" contre la pression appliquée par les mains. Une pression négative va alors se produire à l'intérieur des poumons : les bronches vont se dilater pour permettre à l'air de passer au-delà du mucus et ainsi permettre sa remontée lors de l'expiration. Petit à petit le mucus va remonter vers les gros troncs et le bébé pourra plus facilement expectorer en toussant. 

    4. Des conseils pour le confort au quotidien

    ​Le kiné conseille aussi de fractionner les repas : donner des biberons plus petits mais plus fréquents pour ne pas fatiguer la respiration du bébé. Et pour la nuit, il suggère de surélever légèrement le matelas (inclinaison à 30°) pour éviter que les mucus ne coulent dans la gorge pendant le sommeil.

    Vous avez reçu un diagnostic de bronchiolite et souhaitez savoir si une prise en charge est indiquée ? Besoin d'un avis ? Nous accueillons les nourrissons et les enfants présentant une bronchiolite ou d'autres affections respiratoires.
    👉 Contactez notre équipe. 

    7. Comment se déroule une séance de kinésithérapie respiratoire chez un nourrisson ?


    ​Une séance de kiné respiratoire pour un bébé, ça se passe toujours en douceur, progressivement, et sous l’œil attentif du praticien. Le kiné s’adapte tout le temps aux réactions et à la fatigue du petit. Voici comment ça se déroule généralement au cabinet :

    1. Le premier échange avec les parents
       Le kiné discute d’abord avec les parents pour voir comment la maladie impacte le quotidien du bébé : 
       - L’alimentation : Est-ce qu’il finit ses biberons ? Ses couches sont-elles bien mouillées ? 
       - Le sommeil : Comment s’est passée la nuit ? Est-ce que la toux le réveille ? 
       - Le comportement : Est-il plutôt dynamique, grognon, ou anormalement endormi ?

    2. L’examen de sécurité 
       Avant de toucher le bébé, le kiné l’observe et l’ausculte pour s’assurer que tout est OK : 
       - Il compte la fréquence respiratoire pendant une minute complète. 
       - Il regarde si le thorax ou le cou se creusent (ce qu’on appelle le tirage). 
       - Avec son stéthoscope, il écoute les poumons pour repérer les sifflements ou les bruits d’encombrement.

    3. Le lavage de nez 
       Le kiné commence par déboucher le nez, parce qu’un nez bouché, ça empêche le bébé de respirer correctement. 
       - Il allonge le bébé sur le côté. 
       - Il met du sérum physiologique dans la narine du haut pour faire sortir les sécrétions par celle du bas. 
       - Il ferme la bouche du bébé une fraction de seconde pour qu’il souffle fort par le nez et s’auto-mouche.

    4. Le désencombrement des bronches (si nécessaire)
       Si le bébé a besoin d’être désencombré, le kiné utilise une technique manuelle toute douce appelée l’Augmentation du Flux Expiratoire (AFE) : 
       - Il pose une main sur le thorax du bébé et l’autre sur son ventre. 
       - Quand le bébé expire, il exerce une pression lente, douce et contrôlée. 
       - Ça accélère l’air qui sort des poumons, ce qui fait remonter les glaires coincées au fond des bronches vers la bouche. 
       - Une fois que le mucus arrive dans la gorge, ça déclenche une toux, et le bébé crache les sécrétions (que le kiné récupère avec un mouchoir).
    ​
    ​Si le bébé a besoin d'être drainé, la technique du drainage autogène va être utilisée. Ainsi, les sécrétions qui se trouvent dans les petite bronches vont petit à petit remonter vers les grosses bronches rendant l'expectoration plus facile. 

    5. Le retour au calme et les conseils
       La séance se termine en douceur : 
       - Le bébé est rendu aux parents pour être câliné et rassuré. 
       - Le kiné réévalue sa respiration (elle doit être plus fluide et moins rapide). 
       - Il montre aux parents comment bien faire le lavage de nez à la maison et leur rappelle les signes à surveiller.

    8. Quels bénéfices peut-on attendre ? Notre prise en charge chez Be Better


    La place de la kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite a pas mal changé. Depuis que la Haute Autorité de Santé (HAS) a mis à jour ses recommandations, la technique de désencombrement par augmentation du flux expiratoire (AFE) n'est plus conseillée en routine pour un premier épisode de bronchiolite aiguë chez les bébés de moins de 12 mois. Les études, notamment les revues Cochrane, montrent qu'elle ne change pas l'évolution de la maladie et ne réduit pas le temps d'hospitalisation.

    Pourtant, le kinésithérapeute reste super important, surtout en dehors de ce cadre précis – par exemple pour les enfants de plus d'un an, ceux qui ont des épisodes à répétition ou des problèmes de santé associés. Les bénéfices concrets qu'on peut en attendre se résument en trois points :

    1. Amélioration immédiate du confort du bébé
       - Dégager les voies hautes : avec le désencombrement rhinopharyngé rétrograde (DRR), le kiné nettoie bien le nez et le fond de la gorge. 
       - Soulagement mécanique : en libérant les voies aériennes supérieures, une kiné douce aide l'enfant à mieux respirer, même si c'est temporaire. 
       - Faciliter le quotidien : ce bien-être passager permet au bébé de mieux manger (essentiel pour éviter la déshydratation) et de retrouver un sommeil plus paisible, ce qui l'aide à récupérer.

    2. Surveillance clinique active et tri (un vrai rôle de vigie)
       Pendant les épidémies, le cabinet de kinésithérapie devient un relais précieux pour éviter de saturer les urgences. Le praticien suit l'enfant de près : 
       - Il prend les constantes : saturation en oxygène (SpO2), température, fréquence respiratoire. 
       - Il repère les signes de détresse : tirage (le thorax qui se creuse), battement des ailes du nez, fatigue musculaire. 
       - Il donne l'alerte : si l'état se dégrade, il réoriente sans attendre vers le médecin traitant ou les urgences pédiatriques.

    3. Éducation et soutien des parents
       - Apprentissage des gestes clés : le kiné montre aux parents comment bien faire le lavage de nez (DRP – désobstruction rhinopharyngée), qui reste le traitement principal. 
       - Conseils pratiques : rappel des bases – se laver les mains, aérer les pièces, coucher bébé sur le dos, fractionner les repas. 

       - Rassurer : face à l'angoisse des parents, les séances offrent un moment d'écoute et aident à mieux comprendre les symptômes de l'enfant.

    A Retenir


    Voici les informations essentielles sur la bronchiolite sous forme de points clés :

    • Une infection virale : Maladie respiratoire aiguë très contagieuse, touchant les enfants de moins de 2 ans, causée le plus souvent par le Virus Respiratoire Syncytial (VRS).
    • Des symptômes progressifs : Débute par un simple rhume, puis descend sur les petites bronches, entraînant une toux fréquente et une respiration rapide ou sifflante.
    • Un traitement clé : Repose sur la désobstruction rhinopharyngée (lavage de nez au sérum physiologique), indispensable avant chaque repas et chaque coucher.
    • Une kinésithérapie modernisée : Les techniques de désencombrement forcé ne sont plus recommandées en routine ; le kinésithérapeute se concentre sur la surveillance clinique et la formation des parents.
    • Une guérison naturelle : La maladie guérit spontanément en une dizaine de jours, même si une toux résiduelle peut persister pendant 2 à 4 semaines.
    • Trois signes d'alerte : Une consultation médicale d'urgence s'impose si l'enfant refuse plus de la moitié de ses repas (sur 3 repas consécutifs), s'il est anormalement mou ou si son thorax se creuse à l'inspiration.

    Bibliographie


    ​Friedman, J. N., Rieder, M. J., Walton, J. M., Canadian Paediatric Society, Acute Care Committee, & Drug Therapy and Hazardous Substances Committee. (2014). Bronchiolitis: recommendations for diagnosis, monitoring and management of children one to 24 months of age. Paediatrics & child health, 19(9), 485-491.

    Bronchiolite aiguë du nourrisson. Reccomandation 2023. ​

    Questions fréquemment posées

    Voici les questions les plus fréquemment posées par les parents au cabinet Be Better concernant la bronchiolite, accompagnées de réponses simples et claires pour vous guider au quotidien.

    Votre question ne s'y trouve pas? Veuillez vous rendre sur notre page FAQ.  

    • Le début : La bronchiolite commence toujours comme un rhume classique (nez qui coule, légère fièvre, petite toux).
    • Le changement : Au bout de 2 à 3 jours, la maladie descend sur les bronches.
    • Les signes clairs : La toux devient plus fréquente, le bébé commence à avoir une respiration rapide, sifflante (un bruit de sifflet à l'expiration) et il peut sembler plus fatigué ou gêner pour boire ses biberons. 

    Vous devez consulter un médecin en urgence ou appeler le 112 (en Belgique) si votre enfant présente l'un de ces signes :

    • Il refuse plus de la moitié de ses repas habituels sur 3 repas consécutifs.
    • Il dort tout le temps, est anormalement mou ou difficile à réveiller.
    • Sa respiration devient très rapide et difficile.
    • Son thorax se creuse (sous les côtes ou au-dessus de la clavicule) à chaque inspiration.
    • Ses lèvres ou ses ongles deviennent bleus ou pâles. 
    • L'évolution de la science : Les études médicales ont prouvé que les techniques de kinésithérapie respiratoire forcée (l'augmentation du flux expiratoire) n'accélèrent pas la guérison d'un premier épisode de bronchiolite chez le nourrisson. 
    • La sécurité d'abord : Ces gestes fatiguent inutilement le bébé. C'est pourquoi la Haute Autorité de Santé (HAS) ne les recommande plus en routine. 
    • Le rôle actuel : Le kinésithérapeute se concentre désormais sur un nettoyage très doux du nez et de l'arrière-gorge (DRR), sur la surveillance des constantes et sur l'accompagnement des parents. 
    • La phase aiguë : Les symptômes sont généralement au plus fort entre le 3e et le 5e jour de la maladie.
    • L'amélioration : La respiration s'améliore ensuite progressivement en une dizaine de jours.
    • La toux résiduelle : Une toux discrète peut persister pendant 2 à 4 semaines. C'est tout à fait normal, les bronches mettent du temps à cicatriser complètement.

    Le lavage de nez (DRP) est le traitement principal de la bronchiolite. Pour qu'il soit efficace :

    • La position : Allongez votre bébé sur le côté (ou sur le dos, la tête bien tournée sur le côté).
    • Le geste : Introduisez l'embout de la dosette de sérum physiologique dans la narine du dessus. Videz la dosette d'un coup sec en fermant la bouche de l'enfant pour que le liquide ressorte par l'autre narine.
    • Le moment idéal : Faites-le impérativement avant chaque repas et avant le coucher pour l'aider à s'alimenter et à dormir sereinement. 
    • Oui : La bronchiolite est causée par différents virus (le plus fréquent étant le VRS, le Virus Respiratory Syncytial). Votre enfant peut donc être réinfecté par un autre virus au cours du même hiver ou l'année suivante. [1, 2, 3, 4]
    • L'immunité : Heureusement, les épisodes suivants sont généralement beaucoup moins sévères car l'enfant grandit et ses bronches s'élargissent.

    Les grandes histoires ont une personnalité. Envisagez de raconter une belle histoire qui donne de la personnalité. Écrire une histoire avec de la personnalité pour des clients potentiels aidera à établir un lien relationnel. Cela se traduit par de petites spécificités comme le choix des mots ou des phrases. Écrivez de votre point de vue, pas de l'expérience de quelqu'un d'autre.

    Les grandes histoires sont pour tout le monde, même lorsqu'elles ne sont écrites que pour une seule personne. Si vous essayez d'écrire en pensant à un public large et général, votre histoire sonnera fausse et manquera d'émotion. Personne ne sera intéressé. Ecrire pour une personne en particulier signifie que si c'est authentique pour l'un, c'est authentique pour le reste.


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