Douleur sous-acromiale et tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l'épaule
Symptômes fréquents
La douleur sous-acromiale est l’une des causes fréquentes de douleur d’épaule. Elle peut concerner les tendons de la coiffe des rotateurs, la bourse sous-acromiale, ou plus globalement l’espace situé sous l’acromion.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- douleur sur le côté ou l’avant de l’épaule ;
- douleur en levant le bras ;
- gêne pour enfiler une veste, se coiffer ou attraper un objet en hauteur ;
- douleur en musculation, au lancer, à la natation ou au travail répétitif ;
- douleur nocturne, surtout en dormant sur l’épaule ;
- perte de force ou appréhension dans certains mouvements.
On parle parfois de tendinopathie de la coiffe, bursite sous-acromiale, conflit sous-acromial ou syndrome sous-acromial. Ces termes se recoupent souvent. L’important est de comprendre quelles structures sont sensibles et quels mouvements déclenchent la douleur.
Quand consulter ?
Il est utile de consulter si la douleur persiste, revient à chaque effort, limite le sport ou gêne les gestes du quotidien.
Un avis médical est recommandé plus rapidement si la douleur apparaît après une chute, si vous ne parvenez plus à lever le bras, s’il existe une perte de force brutale ou si la douleur est très importante la nuit.
Diagnostic
Le diagnostic repose d’abord sur le bilan clinique. On évalue :
- la mobilité active et passive de l’épaule ;
- la force de la coiffe des rotateurs ;
- les mouvements douloureux ;
- le contrôle de l’omoplate ;
- la mobilité cervicale ;
- les gestes professionnels ou sportifs responsables ;
- les signes pouvant faire suspecter une rupture ou une autre pathologie.
L’imagerie n’est pas toujours nécessaire en première intention. Les recommandations récentes sur la tendinopathie de la coiffe rappellent qu’il ne faut pas prescrire systématiquement une imagerie pour confirmer une tendinopathie de coiffe au début de la prise en charge ; l’imagerie devient plus pertinente en cas de traumatisme, suspicion de rupture complète ou échec d’une prise en charge conservatrice adaptée.
Prise en charge
La prise en charge est le plus souvent conservatrice : éducation, adaptation temporaire des activités, exercices progressifs, renforcement de la coiffe, travail de l’omoplate et reprise graduelle des gestes douloureux.
Les médicaments anti-inflammatoires ou une infiltration peuvent parfois être proposés par le médecin lorsque la douleur bloque la progression. La chirurgie n’est pas la première option dans la majorité des douleurs sous-acromiales sans rupture importante.
Une douleur sous-acromiale ne se résume pas à une image ou à un tendon “abîmé”. Le but est de comprendre ce que l’épaule tolère, de réduire l’irritation et de reconstruire progressivement la force et la fonction.